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07-09 AvRIL 2022, EN LIGNE
Paramanadoula
"Naissance & Allaitement... un Continuum"
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article
Que veut dire Doula?
INTRODUCION par Eugenia Corne.
Il y a une bonne dizaine d'années, lors du début de mon activité professionnel pour accompagner les femmes, des futures mères, des couples, je ne connaissait pas ce terme: Doula. Il m'était plus familier le terme "Comadre", plus utilisé dans mon pays d'origine, le Guatemala, ainsi que le pays de ma famille, le Mexique. C'est tout simplement une mère qui est assez proche d'une autre mère et qui signifie un soutien sur ce chemin. Une Co-Mère, c'est à dire "être mères ensemble". Fur et à mesure de mes découvertes du monde de la maternité ici, en France, j'ai vu ce mot, être de plus en plus utilisé. La vie m'a permis alors, rencontrer une femme merveilleuse! riche de sa sagesse et surtout experte sur une des cultures plus anciennes d'Europe. Voici alors, ce qu'Odile Tresch peut nous expliquer sur le terme DOULA d'origine grec. Michel Odent avait, d'ailleurs, expliquait sur un article le terme doula ICI.
article
δούλη | doúlê | Doula
Odile Tresch
« "Doula" est à l'origine un mot grec. En fait, la communauté grecque considère unanimement ce terme avec aversion, car « doula » signifie « esclave ». », écrit Michel Odent. Je ne suis pas grecque, « juste » helléniste. Quand j'ai appris le grec ancien, cette langue a coulé de source. Ses sons, ses racines, je les portais déjà dans mon cœur ; elle résonnait dans mon âme. On sous-estime tellement le grec moderne : minoritaire, il est parlé par des hellénophones peu nombreux. Tout au plus apprend-on « kalimera » et quelques autres mots chantants quand on part en vacances dans les Cyclades... Pourtant la langue grecque moderne est directement l'arrière-petite-fille de la langue-Source d'où coulent bon nombre de nos langues européennes, en l'occurrence celle dans laquelle j'écris. Comme les Grecques, le mot « doula » m'a fait mal aux oreilles. « Doulè » désigne, en effet, non pas un corps de métier ni un cercle de compétences, mais une catégorie sociale, qu'on pourrait dire même « hors-sociale » : l'esclave, non reconnue comme citoyenne, dit autrement reconnue comme non-citoyenne, pas libre.

J'y voyais avec une certaine peine l'écho de cette forme de non-reconnaissance sociale que des « doulas » de mon entourage exprimaient dans leurs
préoccupations et leurs vécus. Mais, comme le dit aussi Michel Odent, « pour des raisons pratiques, il vaut probablement mieux garder le mot de « doula », qui est désormais compris partout dans le monde. »
Dans leur grande intelligence du vivant, les Anciens avaient recours à deux langages complémentaires qu'ils équilibraient harmonieusement : le langage
logique
(le logos) et le langage symbolique (le mythos). Si le langage logique n'est pas opérant ni optimal, ils utilisaient avec subtilité la puissance du
langage symbolique.

Notamment quand il s'agit de dire et de mettre en mots les ORIGINES. Que cette origine soit « réelle » (de l'ordre du logique) ou symbolique importe
peu ; ce qui compte est le SENS qui en jaillit car c'est lui qui donne l'intention, donc la direction, et la signification. Ainsi, les Anciens avaient recours tantôt à l'étymologie réelle (logique) ou à l'étymologie symbolique, qui, telle la langue des oiseaux, opère par rapprochement des sons. Partant du principe que le mot « doula » était important à garder étant donné tout le travail qu'il avait été nécessaire de déployer pour le faire rentrer dans la réalité de nos sociétés, m'est venu l'élan de proposer une étymologie symbolique et de l'enraciner, dans la lignée donc de ce que les Anciens faisaient eux-mêmes, dans un mythe célèbre, celui de la naissance de la Déesse tutélaire de la Naissance : Artémis.
Ce mythe est paru dans un livret disponible en ligne que j'ai réalisé avec Eugenia Corne pour les fêtes de la Nativité de Noël 2018. Mon amie Isabelle
Challut m'a demandé de l'utiliser dans ses formations des doulas, et elle me fait régulièrement part de l'émotion que ces mots suscitent en elles. Il fait
aussi partie de l'atelier « mythes et rituels au service de la naissance ».
C'est avec joie que je le partage ici, à toutes les doulas qui viendront s'inscrire pour écouter la sagesse toute apollinienne de Michel Odent.
« Autrefois, dans les temps mythiques de la Grèce, vivait Léto une
magnifique déesse. Elle était la petite-fille chérie de Gaïa et d'Ouranos, Terre
et Ciel, et la fille des Titans, Coios et Phoibè toute d'or couronnée. Zeus, le roi
de tous les dieux, avait eu le coup de foudre pour elle, et elle était enceinte.
Mais Héra n'était pas contente du tout : elle voulait tout maîtriser, être la
reine de tous les dieux et la seule mère de tous ceux qui naîtraient. Elle décida
de tout faire pour empêcher Léto d'accoucher : elle interdit à tous les lieux de
la terre de l'accueillir, si bien que la pauvre Léto errait, désespérée, sans
pouvoir se poser afin de mettre au monde les enfants qu'elle portait.
C'était si lourd : ce sont des jumeaux qu'elle attendait ! Pendant neuf
jours et neuf nuits, telle une bête sauvage traquée, elle se cachait, cherchait
un lieu pour s'abriter. Zeus l'aidait comme il le pouvait : il faisait croître, sur la
Terre, la luminosité.
Enfin elle rencontra Délos, une île « flottante », et, de toute évidence,
toutes deux avaient en commun d'être en errance, sans attache, sans place ;
Délos voguait sur la mer au gré des courants, et, même si elle signifiait « la
visible », on avait du mal à savoir où elle se trouvait : c'était l'idéal pour Léto
«qui se cache», fille de Phoibè «la brillante». Délos était d'accord pour l'aider
et lui donner son hospitalité : le petit jeu de société d'Héra, dominer ou être
dominé, elle s'en balançait.

Léto et ses enfants Apollon et Artémis, (1874) groupe sculpté de William Henry Rinehart (1825–1874) au Metropolitan Museum of Art de New York.
Léto se sentait en sécurité sur cette île libre qui lui offrait un petit cocon tranquille, bercé par les flots, où elle pouvait s'abandonner, à l'abri des
regards, aux flux de la vie qui la traversaient. Elle s'accrocha aux branches d'un palmier bien enraciné sur Délos, sa complice, et ainsi mit au monde, en
premier Artémis.
La belle et divine enfant ! Issue d'une descendance prestigieuse, c'est une déesse puissante, qui, bien que bébé, dispose déjà de ses pouvoirs innés :
ceux d'accompagner les êtres qui donnent naissance, protéger les vivants, faire respecter les cycles naturels de la vie. Tout de suite, elle les met en action
et aide sa mère à mettre au monde son frère jumeau Apollon.
Le bel et divin enfant : quelle fête ! Dans sa joie, Zeus inonde la Terre de lumière : Apollon, dieu solaire, est né. Lui aussi, dispose, comme sa sœur, des
mêmes pouvoirs innés : accompagner ceux qui créent par leur âme, les chanteurs, les poètes qui transmettent les récits divins, le savoir du passé et
celui du futur.
Dieu de la prophétie, il ouvre la bouche : «Ô Artémis, Ô Délos, je vous le dis : bien des aèdes transmettront les mythes racontant l'histoire de ma naissance, et les êtres humains s'en souviendront, car viendra une époque où, telle Héra, des êtres avides de pouvoir auront l'orgueil de vouloir maîtriser les
naissances des autres qu'eux-mêmes : ils feront violence aux femmes en couches, les ligotant en position horizontale, les laissant dans la solitude d'une
fausse ignorance et de peurs bien douloureuses !
Alors, dans leurs errances, elles rencontreront des petites îles libres et indépendantes, au début presqu'invisibles : en écho à ton nom et en ton honneur, Délos, on les appellera « Doulas ». Ce sont elles qui offriront une aide protectrice, bienveillante, si sécurisante à celles par qui la vie passe et aux nouveaux nés, futur précieux de l'humanité : je leur donnerai la connaissance des chants, qui apaisent et favorisent les états de conscience propres à la mise au monde ; toi, Artémis, tu leur donneras le bon sens instinctif et la sagesse naturelle : celui de la vie qui sait ce qu'elle fait et le fait par elle-même ; bientôt, Zeus les reconnaîtra à leur juste valeur et leur place deviendra aussi centrale que mon plus grand temple, celui de Delphes « l'Utérus » où se trouve l'Omphalos, le « Nombril » du monde.
En l'honneur du palmier, on dressera un arbre éternel : celui sur lequel chacune peut s'appuyer pour enfanter, l'arbre de la vie, avec ses racines du passé, ses bourgeons du futur. En souvenir des étoffes avec lesquelles Léto s'y est suspendue, on le décorera de rubans noués, symboles des naissances de
l'année, et on y allumera des lunes et des soleils, en souvenir d'Artémis et d'Apollon. On chantera nos deux naissances, comme le yin et le yang à égalité
dans la même matrice."
Aussitôt, sur Délos, l'arbre s'illumina : les lumières se reflétaient dans la mer tout autour de l'île, sur Gaïa, et Ouranos, arrière grand-père, y fit écho en
se parant de milliers d'étoiles, dans cette douce nuit, sacrée nuit, où la déesse de la Naissance naquit.

Odile Tresch
Odile Tresch
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